• Méla

Et si on arrêtait d'attendre le cadre parfait pour avoir un enfant?

Quand le coeur l'emporte sur la raison ...







Laissez-moi vous conter l’histoire de deux amis, Manon et Julien (prénoms d'emprunts) à travers leur exemple de parentalité :


Voilà bien des années que Manon et Julien sont en couple. A travers le parcours que représente la vie, Julien est confronté un jour à revoir la sienne sous un autre angle.


Lors d’un événement sportif, Julien est blessé : opérations, hospitalisation, Julien ne pourra plus exercer son sport favori, ni même continuer la formation qu’il avait entreprise. Pourtant, le jour de l’accident, c’était un jour « banal », rien n’avait préparé le jeune couple à cet imprévu. Je pourrais m’arrêter sur les sentiments vécus à travers ce passage de vie, qui entraîne naturellement de l’injustice, de la tristesse, de la colère, mais c’est le virage à 360° du couple que je souhaite vous relater:


Julien a, à présent, un nouveau mindset :


« La vie est trop courte, profitons de l’instant présent ».


Dans le cadre de sa reconversion, Julien démarre une nouvelle formation qui le passionne et qui lui permet d’exprimer sa créativité; très motivé, il poursuit même ses études en école supérieure. Manon, quant à elle, travaille en structure enfantine. Etudes obligent, Julien est absent la semaine et revient le weekend. Pourtant, le couple ressent l’envie d’un enfant...


"Halte-là" dirait la raison. "Vous croyez que c’est le bon moment ? Julien est en études et il faut de l’argent pour élever un enfant, avez-vous un budget suffisant ?"


Evidemment, c’est l’ego qui veut nous protéger en élaborant les pires scénarios possibles. Écoutons plutôt le murmure du cœur, "allons-y".


C’est tout naturellement et rapidement que Manon tombe enceinte. La nouvelle émeut bien évidemment l’entourage mais les remarques ne tardent pas à arriver...


Chloé naît un beau jour d’été. Deux mois après la naissance, c’est l’heure de la rentrée pour Julien, qui doit s’absenter la semaine. Manon reprend son travail, après son congé maternité, en réduisant son pourcentage. Les nouveaux parents organisent leur quotidien, Chloé va donc rendre quelques petites visites en espace de vie enfantine, ainsi qu’auprès de sa grand-maman, qui lui apprend une langue étrangère. Malgré la distance entre le père et la fille, les pensées sont présentes ! L’enfant était tellement souhaité que l’amour est bel est bien là, même s’ils vivent momentanément dans des cantons différents. Il arrive à Julien de faire des retours « surprise » la semaine.


Outre ce cadre inhabituel, la petite Chloé n’a pas encore 1 an que le couple décide d’entreprendre plusieurs voyages et n’hésite pas à prendre l’avion avec leur fille : Thaïlande, Dubail. Freinés par un enfant ? Pas pour Manon et Julien. Alors que Julien entame la dernière ligne droite de sa formation, à quelques mois de l’obtention de son diplôme, Manon annonce sa deuxième grossesse.


Moral de l’histoire ? On peut attendre d’avoir ENFIN le cadre parfait pour réaliser nos rêves : créer une famille, démarrer un projet, entreprendre un voyage, peu importe nos aspirations personnelles. Mais c’est lorsque l’on écoute son cœur que la vie s’aligne avec nous. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on fait ce qui est juste pour nous, on vibre sur la fréquence de l’amour et par loi d’attraction, l’univers nous renvoie tout ce qui vibre sur cet alignement. Pour côtoyer Julien et Manon, on sent que Julien a une réelle implication envers sa fille, même à distance. Les pensées, l’affection, tout y est et cela fonctionne ! Chloé aura bientôt deux ans et elle va très bien. Les enfants sont des éponges et la télépathie marchent très bien avec eux, ils ressentent tout !


Imaginez maintenant le cadre « standard » de la société :


ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Papa travaille à 100% et maman à 50%, le couple a construit une belle grande maison pour leur famille. Si ce cadre-là vous parle, faites-le, mais uniquement s'il vous parle, pas parce que c'est l'ordre standard du mariage- bébé - maison - etc.


Même quand les deux parents sont physiquement là auprès de leurs enfants, ce qui compte, ce n’est pas le cadre parfait, ni même les apparences, mais ce que l’on communique. Les enfants se fichent des dispositions matérielles, ce qui compte pour eux ce sont les pensées et affections transmises par leur base sécurité, à savoir leurs parents. Parce que rien ni personne ne peut remplacer cette base de sécurité.


J’ai vécu pour ma part, une éducation où mes deux parents étaient physiquement là, ma maman ayant même arrêté de travailler jusqu’à mon entrée en école. Néanmoins, leur propre parcours ne leur a pas permis d’être finalement à l’écoute du bébé que j’étais. Ce témoignage n’a pas pour but de faire le procès de mes parents, parce que l’on fait toujours les choses justes, au moment juste, avec nos outils du moment. De plus, si je n’avais pas vécu cela, je ne pourrais pas rédiger cet article en ce moment.

N’ayant pas été entendu dans mes besoins affectifs bébé, ce sont des blessures qui parfois me rattrapent dans ma vie où je cherche encore par moment, à me faire comprendre des autres ou à faire valider un choix par quelqu’un tout simplement. J’ai dû apprendre à prendre « Mélanie » par la main et à me faire confiance toute seule. Néanmoins, la blessure du bébé est là et je dois en prendre soin et c’était clairement ce que mon âme cherchait à vivre dans cette incarnation.


Les parents que je côtoie cherchent souvent le cadre idyllique pour leur famille mais que se passe-t’-il à l’intérieur de ce cadre ? C’est bel et bien les interactions, les regards, la voix, la pleine conscience et tous ces éléments subtils auxquels les enfants sont méga attachés, qui sont prépondérants. Manon, Julien et Chloé nous montrent bien que ce n’est pas le package "maison familiale – compte en banque chargé à bloque" qui fait le bonheur de leur fille, c’est tout simplement eux, parce qu’ils s’écoutent et qu’ils savent se mettre à la hauteur de leur fille, même si la distance sépare momentanément le papa et la fille.


Il est important de préciser que parfois, nous aimerions transmettre le meilleur mais nous nous sentons bloqués, il s'agit parfois de ces blessures d'enfants ou d'âme qui remontent à la surface, c'est un petit "coucou" qu'il est temps de les transcender. Les enfants savent très bien sur quel bouton appuyer pour nous pousser en avant. Il ne sert à rien de se culpabiliser en tant que parents, juste se mettre à l'écoute de nos maux pour mieux s'adapter la prochaine fois!


Ecouter la petite voix du coeur et faire taire la grosse voix de l’ego, donne de magnifiques résultats. Ayez surtout à l'esprit que tous ces enfants de lumière viennent sur Terre avec une autre vibration, ils nous font sortir de notre zone de confort, non pas pour nous embêter, mais pour que l'on s'aligne, au plus juste de nous-mêmes! 


Alors Enjoy your family


Mélanie by La Rose des Anges